Le trésor des Raja Ampat

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Nos valeureux aventuriers arrivent à la destination phare de leur voyage, l’archipel sauvage des Raja Ampat pour une semaine de survie sur un bateau de pécheur.

 

 

Couch Surfing en Papouasie

Nous voilà en route pour Sorong.
D’un point de vue pratique, la Papouasie est uneasih zone peu développée d’Indonésie et plutôt isolée. Avant de partir en ces lieux, il faut prendre quelques précautions, contre la malaria très présente ici. Et la malaria, ce sont des cachets qu’il faut commencer à prendre une semaine avant le départ, pendant toute la durée du séjour et un mois après être revenu…

Notre avion pour la Papouasie est minuscule: un petit coucou à hélice. En arrivant, on voit par le hublot une petite île avec une piste d’atterrissage qui prend toute la longueur de l’île. C’est ça l’aéroport? Plus tard, on apprendra qu’il s’agit en fait de l’ancien aéroport… Ah! Une fois atterris, nous nous hâtons de récupérer nos sacs a dos qu’on peut récupérer directement sur le chariot à côté des soutes pour les plus pressés… Sorong est la deuxième plus grande ville de Papouasie, et on dirait un grand village du tiers-monde. Ça change de Manado, Makassar et les autres grandes villes qu’on a pu voir avant! On sort du terminal si on peut appeler ça ainsi et on se rend compte que l’aéroport est en plein centre ville. D’habitude c’est à une heure de route du centre et là non. On marche 100m histoire de sortir du parking et de payer moins cher le bus. Et oui, pour les 100 petits mètres qui relient le terminal à la route principale il y a un supplément plutôt salé donc autant l’éviter. Nous voilà sur la route et il n’y en a pas beaucoup non plus dans cette ville. On cherche un angkot (ici, c’est angkot, ailleurs c’est bemo ou autre encore) pour nous conduire chez notre hôte couch surfing.

On a rendez-vous avec Alfredo, mais il vient de nous envoyer un message pour nous dire qu’il était malade… Une de ses amies va alors nous héberger. On doit prendre le angkot A et descendre à « Toko Siswa »… ce n’est qu’une fois arrivé à « l’arrêt » qu’on comprend que ça veut dire « boutique de lunettes ». Heureusement, il n’est vraiment pas difficile de prendre un angkot à Sorong. Il en passe en permanence. En revanche, certains sont de véritables discothèques ambulantes avec la musique à fond, néons multicolores et l’indispensable peluche de Marsupilami (oui, oui!) accrochée au pare-brise… Il y a une plage sympa mais comme c’est à coté du port on va pas trop s’y risquer… sans compter les moustiques. Asih, notre hôte, vient nous chercher devant le magasin de lunettes. C’est une joyeuse Indonésienne d’une vingtaine d’années. Elle nous laisse sa chambre pour les deux jours avant notre croisière, pendant qu’elle va chez sa tante. Au soir, on va manger un nasi goreng ensemble et faire une petite balade dans Sorong. Très chouette moment passé avec Asih. Le jour d’après, elle nous invite à manger chez des amis à elle et Alfredo nous rejoint. On passe une super soirée tous ensemble avec barbecue de poissons et repas indonésien. Sur les coups de 22h, on fait la connaissance de Deni, celui qui organise la croisière pour régler quelques questions d’ordre pratique. Il est bien surpris de voir des étrangers chez des locaux.

 

La croisière commence

raja1Le lendemain matin, c’est le grand départ pour une croisière tant attendue. Un chauffeur passe nous chercher chez Asih et nous dépose au port qui n’est pas le grand port qu’on pensait. Il s’agit d’un petit embarcadère caché derrière une ruelle.. .On prend un petit bateau pour aller sur le « gros ». Alors l’eau est noire et il y avait des gosses qui y jouaient nus… Sur le bateau, il y a nous, un couple d’Autrichiens-Australiens. Un Norvégien vivant à Bali et une Américaine installée en Thaïlande, arrivent une heure plus tard. Un couple de Slovènes nous retrouvera le lendemain. Finalement, nous partons au Raja avec je ne sais pas combien d’heures de retard car le moteur était en panne… ça commence bien. Entre temps, l’autre couple avec lequel on était arrivé à commencer à parler, parler, parler, parler (je vais arrêter là, mais la liste est encore longue…). En gros, ce sont des Autrichiens qui ont déménagé en Australie il y a 10 ans et qui y ont un centre de plongée. Ils veulent s’installer au Raja et donc là ils sont en repérage. Pendant une semaine, ils n’ont fait que parler d’eux et ils commençaient toutes leurs phrases par « in Australia », à force ça devenait vraiment lourd. Jamais ils ne se sont intéressés aux autres, à ce qu’ils faisaient et autre… Ils ont d’ailleurs mis plusieurs jours à comprendre qu’Ali, aussi, était moniteur de plongée! Sinon les autres sur le bateau étaient tous super :)

 
Nous voilà enfin quittant le port. La traversée dure quelques heures et on arrive au Raja Ampat, sur l’île de Kri, après la nuit tombée (le soleil se couche vers 18h, à Java c’était même 17h30!!!) le coucher de soleil était spectaculaire avec du rose, rouge, jaune, orange…. et on a même eu des dauphins. On amarre le bateau et comme je ne tiens plus en place je plonge faire du snorkelling de nuit sous le ponton. Pendant ce temps, on prépare le bateau pour le repas puis le coucher. On dort sur le pont sur des matelas qu’on met tous les soirs et enlève tous les matins pour pouvoir manger… et la dure réalité des toilettes et de la salle de bain totalement inexistantes…. en fait à l’arrière du bateau là où il y a la cuisine, il y a une sorte d’enclos avec un trou au milieu qui sert de toilette… et il n’y a pas de douche ni rien juste une cuve d’eau douce pour se rafraîchir, mais comme on est poli on évite de l’utiliser pour pas gaspiller, en même temps on passe notre journée dans l’eau…
 

Le soleil se lève sur les Rajasnorkel1

Le deuxième jour, snorkelling sur les 2 sites principaux à l’entrée des Raja, il y avait quelques bateaux de croisière plongée et de snorkellers, mais pas encore trop l’usine. C’était magnifique sous l’eau (coraux de toutes les couleurs, vraiment très riches et variés) et j’ai enfin vu ma première manta!
Le troisième jour, on a été dans la mangrove. C’était intéressant mais on a trouvé ça plutôt décevant car pas très riche. Il y avait du courant. Avec des palmes c’est pas dérangeant mais il y en avait deux qui n’en avaient pas ils ont dû souffrir! On a aussi été dans une grotte, c’était super beau. Il fallait passer par un mini tunnel sous l’eau et évidemment ça demande un peu d’apnée surtout si on veut pas s’écorcher contre les parois.

Les pinacles de Wayag

Le quatrième jour, on arrive enfin à Wayag. Wayag, ce sont les îlots qu’on voit sur toutes les photos des Raja Ampat. Pour le moment les habitants y ont fermé l’accès car ils sont en guerre contre le gouvernement. Heureusement, Deni les connait bien et on a eu l’autorisation d’y aller. Ceux qui le souhaitaient pouvaient dormir sur l’île au lieu du bateau. raja2Tous ont dormi sur l’île sauf nous et le Norvégien. Et oui, c’est un viking, et que serait un viking sans son bateau? Je me le demande! Au large de l’île sous le bateau il y avait plein de requins à pointe noire, on fonce y nager avant la tombée de la nuit pour les voir. C’était trop génial, une dizaine autour de nous! Pendant la nuit, on a eu droit à une « tempête » et on a été trempé alors que ceux sur l’île ont été épargnés!
Le cinquième jour, on va visiter Wayag et escalader les pinacles. Ce jour-là, Ali a bien cru mourir!  il s’agit de mini montagnes (70m de haut selon la super montre de la neurologiste slovène). Super pentu et sans sentier! C’était plus de l’escalade de racines d’arbres…Mais une fois en haut c’était splendide! Puis Deni nous apprend qu’il y a un autre site à escalader et que la vue est encore plus belle. Donc, on y va. Cette fois-ci, on ne part pas de la plage mais du bateau! Il fallait monter sur le toit du bateau puis faire un grand pas pour arriver sur la colline et ce n’était pas du tout plat ou lisse. Pour s’agripper on se faisait mal aux mains car la roche était pointue et tranchante! Une chose est sûre: nos guides non professionnels sont bien meilleurs que celui qu’on a eu pour l’ascension du Merapi, qui lui était un pro. Par contre je ne comprends pas comment ça peut être si compliqué de monter une montagne alors qu’il suffit de mettre un pied devant l’autre, quand même!
 

Sur le chemin du retour

Le sixième jour, on a passé beaucoup de temps en pleine mer car il faut bien rentrer un jour [le lendemain], le bateau n’allant rajasunsetpas très vite et Wayag étant quand même très loin! Au soir on cherche une crique où poser l’ancre. Comme il faisait nuit, le pilote ne voyait pas les récifs et on a bien sûr foncé droit sur un et arraché tout le corail…  On a eu peur d’avoir abîmé la coque (on ne veut pas refaire le Titanic, même si l’eau est plus chaude). Heureusement rien de tout ça, le bateau a tenu bon. 
 
A l’aube du septième jour: retour à Sorong. Nous passons toute la journée en bateau sur une mer déchaînée. Je suis complètement malade et tout le monde trempé car il pleuvait.. Après quelques heures, on apprend qu’il n’y a plus assez d’essence pour le moteur… Deni et deux collègues prennent le petit bateau pour aller en chercher sous le déluge sur l’île la plus proche qui est pourtant très loin pendant que nous continuons à avancer… On a fini par rentrer entier et sans perte à Sorong sous un grand soleil.
Le lendemain on prend l’avion direction Makassar, le vol part avec plus de 40 minutes de retard et c’était bien évidement  un vol avec escale. Heureusement on a eu le deuxième vol de justesse, mais résultat on n’a pas eu le temps de voir d’Ambon, ville d’escale.
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