Kakadu, à la découverte du Top End

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La voiture est prête. On n’a plus qu’à partir à la découverte de la région. On a une semaine avant notre rendez-vous à la banque pour finir les questions administratives. Notre premier parc est celui de Kakadu, apparemment un des plus beaux et plus célèbres d’Australie. Il se situe à 300km de Darwin. Pour nous ça parait énorme mais en Australie et en regardant la carte on s’aperçoit que c’est juste à côté, mais vraiment à côté. Cela nous prend quand même plus de 3h de route sur une ligne droite interminable et sous un soleil torride. Nous voyons nos tous premiers kangourous en bord de route, des vivant gambadant dans tous les sens mais aussi des écrasés. La terre est rouge, la végétation bien verte parsemée de termitières.La nuit va bientôt tomber. Nous voulons passer la nuit au camping de l’Aurora mais il est fermé. Ben oui on est en super basse saison et ça se comprend vu la chaleur. Nous achetons en vitesse le permis et reprenons la route jusque Jabiru, la « ville » de Kakadu, où nous passerons la nuit. Il est interdit de dormir hors des endroits réservés au camping.

 

La malédiction d’Ubirr

Le soleil est à peine levé que nous reprenons la route. Nous fonçons acheter un répulsif contre les mouches au supermarché du coin. tout est hors de prix, on est tellement loin de tout. On repasse aussi par le visitor centre, histoire d’avoir quelques infos sur le parc et les sites accessibles. Les deux routes principales du parc sont bitumées (sealed) mais toutes les autres ne le sont pas. Une voiture normale suffit pour les routes asphaltées mais pour les autres il faut un 4×4. Nous sommes en pleine saison des pluies même si on n’a pas encore vu une goutte. Cela signifie que toutes les routes non asphaltées (unsealed) sont inaccessibles à cette époque de l’année même pour les 4×4, soit les trois quarts du parc et aussi la plupart des sites majeurs.

Nous nous dirigeons à l’extrême nord du parc vers Ubirr, un site emblématique du parc. Il y a encore 50km à parcourir.kakaduthumb Là ça devient de l’aventure. On croise trois voitures. Comme c’est la saison des pluies, à ce qu’il parait car on a juste eu une petite averse dans l’après-midi depuis qu’on est arrivé, certaines rivières sont en crue et débordent sur la route. Heureusement on a un 4×4. Même pas peur! C’est ainsi qu’on se retrouve à traverser nos premiers guets à l’affût de crocodiles en vain. Il est encore tôt au matin quand on arrive et le lever du soleil est dans 8 heures. En effet, le site d’Ubirr est réputé pour ses somptueux couchers de soleil à ne pas manquer. Nous nous installons au camping du parc où nous sommes les seuls. Il y a des douches et toilettes à disposition. Mais on a une drôle d’impression d’être dans Jurassic Park quand les installation sont laissées à l’abandon. On tue le temps comme on peut. Mais une fois de plus, la chaleur est insupportable. Nous tentons de nous refroidir en attachant des bandelettes humides au ventilo qui tourne à plein régime. Sans succès, bien sûr. On finit par prendre la route histoire de pouvoir lancer la clim. Nous assistons à de petits incendies de forêt. Normal. Les aborigènes veillent sur leurs terres depuis des milliers d’années et il est de leur devoir de mettre le feu à une époque de l’année bien précise. Le but est de nettoyer la forêt sans l’endommager. Ainsi on retrouve des arbres noirs et des fumerolles. C’est vraiment impressionnant.

On va voir Ubirr en pleine après midi pour pouvoir comparer avec le paysage avec celui du coucher de soleil. Il y a un petit sentier à parcourir longeant des parois rocheuses. Nous découvrons nos premières peintures aborigènes. Ça a beau n’être que des peintures, ça nous fait quelque chose de les voir, émouvant presque. Nous continuons notre ascension un peu plus loin et débouchons sur un plateau. Et là le point de vue est à couper le souffle. La vallée est d’un vert flamboyant. Waouw!

Nous repartons voir d’autres sites mais en restant bien au frais dans l’auto. Et là catastrophe. La pédale d’embrayage ne répond plus. On est au milieu de nulle part et il n’y a personne autour pour nous aider. On arrive péniblement au camping où nous avions laissé nos affaires. Une averse se prépare. On a juste le temps de se mettre à l’abri avant que le déluge ne s’abatte sur nous. On croise les doigts pour ne pas rester coincé. Bon ben on verra pas le fameux coucher de soleil. Tant pis. On attend le lendemain matin pour retourner à Jabiru où on trouvera un mécano.

 

Miracle!

Au petit matin nous tentons de rejoindre Jabiru.la route s’annonce très longue: 50km à du 10km/h…  mais Ralph a peur du méchant médecin pour voiture, et presque arrivé, oh miracle, tout re-fonctionne comme par magie…  Comme le problème a disparu le garagiste ne peut rien faire pour nous. Ah et on fait quoi si ça se reproduit? On roule à du 10km/h! Nous sommes à présent au site de Nourlangie, un autre site avec des galeries d’art aborigène. A peine sorti de l’auto qu’on le regrette déjà. Les mouches, des centaines, sont infernales et essaient de nous rentrer dans les narines et les oreilles. Heureusement nous avons des filets sur la tête qui nous protègent le visage et rendent la visite supportable. Il y a une boucle panoramique à faire à pied pour découvrir le site. Nous choisissons de la faire à l’envers, soit de commencer par la traversée de la forêt et de finir par les peintures sur roches. La route mène au sommet d’un plateau donnant sur un superbe panorama. Plus loin les peintures sont splendides. Il faut passer par des passerelles en bois. Nous sommes arrivés à temps car il commence à y avoir du monde, les tours organisés sont là. Le prochain site est le Mirrai Lookout qui offre un beau spectacle sur la nature environnante.

A cause des routes fermées pour cause de saison des pluies, nous ne pourrons pas nous rendre sur la yellow river, aux chutes d’eau Jim Jim (falls) et Twin (falls) ni aux piscines naturelles de Gunlom, des sites phare du parc. C’est bien dommage mais bon on avait qu’à venir à la bonne période aussi. On n’a pas non plus vu de crocodiles. Maintenant direction Katherine et les gorges de Nitmiluk.

 

 

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